Vous avez déjà tué un cactus ? Rassurez-vous, c’est plus fréquent qu’on ne le croit. La vérité c’est que même les plantes faciles ont besoin d’un minimum d’attention. Trop d’eau, pas assez de lumière, un radiateur qui souffle à 30 centimètres : les occasions de faire des dégâts ne manquent pas.
Mais il existe des variétés qui encaissent franchement bien la vie en appartement. Des plantes qui survivent à un oubli d’arrosage de trois semaines, qui ne bronchent pas dans un coin sombre et qui ne vous en voudront pas si vous partez en vacances sans baby-sitter végétal. En voici huit.
Sansevieria : la langue de belle-mère increvable
Si vous ne deviez en choisir qu’une, ce serait celle-ci. La sansevieria tolère à peu près tout : lumière faible, courants d’air, oublis d’arrosage répétés. Elle pousse lentement mais sûrement, avec ses feuilles dressées en forme de lames qui donnent du graphisme à n’importe quel intérieur.
Arrosez-la une fois par mois en hiver, toutes les trois semaines en été. L’astuce, c’est de laisser la terre sécher complètement entre deux arrosages. Si vous hésitez, attendez. L’excès d’eau est la seule chose qui peut vraiment la tuer.
Pothos : le cascadeur des étagères
Le pothos est la plante que vous voyez partout sur Instagram, et pour cause. Ses tiges retombantes peuvent atteindre deux mètres et ses feuilles en forme de cœur existent en version vert uni, panaché de jaune ou marbré de blanc.
Il pousse même dans une salle de bain sans fenêtre. Littéralement. Arrosez-le une fois par semaine en été, tous les quinze jours en hiver. S’il jaunit, c’est qu’il a soif. S’il ramollit, c’est qu’il a trop bu. Vous apprendrez à le lire. Le seul vrai défaut du pothos : il est toxique pour les chats. Si vous avez un félin grignoteur, passez au suivant.
Zamioculcas : la plante du flemmard
Aucune plante ne mérite mieux son surnom. Le zamioculcas, ou plante ZZ, stocke l’eau dans ses rhizomes et dans ses tiges épaisses. Résultat : un arrosage toutes les trois semaines suffit largement, même en été.
Ses feuilles brillantes, presque cirées, trompent souvent les visiteurs qui jurent que c’est une plante artificielle. Lumière faible, air sec, radiateurs, il s’en moque. La seule chose qui le dérange, c’est le soleil direct qui brûle ses feuilles. Une pièce orientée nord ou est lui va parfaitement.
Chlorophytum : la plante araignée qui fait des bébés
Le chlorophytum a un truc que les autres n’ont pas : il se reproduit sans qu’on lui demande rien. Des stolons partent de la plante mère avec des mini-chlorophytums au bout. Vous coupez, vous rempotez, et hop, une nouvelle plante gratos.
Il aime la lumière indirecte vive mais tolère l’ombre partielle. Arrosage une fois par semaine, un peu moins en hiver. Les pointes de ses feuilles brunissent parfois à cause du chlore dans l’eau du robinet. Pas grave : coupez le bout bruni et utilisez de l’eau laissée reposer 24 heures pour le prochain arrosage.
Monstera : la star des intérieurs
Le monstera, avec ses feuilles découpées, est probablement la plante d’intérieur la plus reconnaissable. Et contrairement à ce que son look exotique laisse penser, il n’est pas difficile.
Lumière indirecte vive (pas de soleil direct), arrosage quand la surface du terreau est sèche, et c’est à peu près tout. Il apprécie un brumisage sur ses feuilles deux fois par semaine pour compenser l’air sec des appartements chauffés. En échange, il produit des feuilles de plus en plus grandes, de plus en plus découpées. La première fois qu’une nouvelle feuille se déploie avec des fenestrations, vous vous sentez étrangement fier.
Aloe vera : la plante qui soigne autant qu’elle décore
L’aloe vera cumule les avantages. Belle avec ses feuilles charnues vert-gris, increvable puisqu’elle est une succulente, et utile puisque le gel dans ses feuilles apaise les brûlures et les piqûres d’insectes.
Plein soleil si possible, arrosage tous les 15 jours en été, une fois par mois en hiver. La clé, comme pour toutes les succulentes, c’est un substrat qui draine bien. Le terreau universel mélangé avec un tiers de sable fait parfaitement l’affaire. Si les feuilles ramollissent, c’est un excès d’eau. Si elles se rident, c’est un manque.
Pilea : la plante à monnaie chinoise
Le pilea peperomioides est devenu viral il y a quelques années et il n’a pas quitté le classement des plantes préférées depuis. Ses feuilles rondes et plates comme des pièces de monnaie lui donnent un look immédiatement reconnaissable.
Lumière vive sans soleil direct, arrosage une fois par semaine, et il vous remerciera en produisant des rejets à sa base. Comme le chlorophytum, le pilea est une plante généreuse qui se multiplie toute seule. Vous commencerez avec un pot, vous finirez par en offrir à tous vos amis.
Cactus : pas si simple qu’on le dit
Le cactus est souvent présenté comme la plante la plus facile. En réalité, c’est surtout celle qu’on arrose trop. Un cactus en appartement, c’est un arrosage par mois maximum en été, et zéro arrosage de novembre à mars. Il entre en dormance l’hiver et toute eau à ce moment-là risque de faire pourrir ses racines.
Placez-le derrière une fenêtre bien exposée sud. Tournez le pot d’un quart de tour tous les mois pour qu’il pousse droit. Et ne vous fiez pas à l’idée qu’un cactus ne fleurit jamais en intérieur : avec assez de lumière et une période de repos hivernal bien respectée, beaucoup d’espèces fleurissent au printemps. La première fois que ça arrive, vous vous sentez bêtement heureux.
Trois règles qui changent tout
Au-delà du choix de la plante, trois principes simples évitent la plupart des catastrophes. Le premier : un pot avec un trou de drainage. Sans trou, l’eau stagne au fond et les racines pourrissent. C’est la cause numéro un de mortalité des plantes d’intérieur.
Le deuxième : arrosez moins que votre instinct ne vous le dit. Une plante qui a soif jaunit et se ratatine, mais elle récupère en quelques heures après un bon arrosage. Une plante trop arrosée pourrit de l’intérieur et meurt en silence. Dans le doute, attendez un jour de plus.
Le troisième : dépoussiérez les feuilles une fois par mois. Un coup de chiffon humide suffit. La poussière bloque la lumière, et moins de lumière signifie moins de photosynthèse, donc moins d’énergie pour la plante. C’est bête, mais c’est efficace.